Über Ouds

Über Ouds

Le oud

Le oud est incontestablement l’instrument le plus important du répertoire classique.

Le Maghreb en connait deux types: le oud andalous (oud arbi / kuitra/ramal…) et le oud sharqi ou machriq (le oud oriental).

les différentes proportions du oud:
D´après les mesures effectuées, les rapports existants entre les différentes proportions du oud sont combinés de telle sorte que la note émise à l’intersection de la caisse et du manche devrait être pour le oud-arbi et la plus grande kuitra un intervalle de sixte majeure (rapport 5/3). Tandis que pour le oud sharqi ce rapport est de 3/2 quinte.

les différents accords utilisés dans les pays arabes suivants:

Le oud sharqi a dix cheville, ou onze ou douze, pour celui a six cordes.


la 6e corde complémentaire du oud sharqi peut être placée dans l’aigu ou dans le grave.


6-qarar dukah (re), 5 -qarar busalik(mi2) ou yakah(sol2), 4- ushayran(la2), 3-dukah(ré3), 2-nawa(sol3) et 1-kirdan(do4),
0-jawab jaharka: (fa4)


les deux Accords pour 11 chevilles ou 12 chevilles sur un oud

Au Maghreb les termes pour les cordes du oud andalous sont :
dhil/raghul, hsin, maya,ramal. quant au oud maghrébin, il utilise un accord embrassé dont les plus connus sont les suivants: L’accord est embrassé, c’est-à-dire que la succession des cordes ne suit pas la succession ascendante des notes : les intervalles de l’accord comportent successivement une sixte ascendante, (IV – III ), une quinte en dessous, et enfin une quarte ascendante : (II - I ) commençant un ton plus haut.
les musiciens marocains utilisent trois autre accords :
augmenté d’un ton (sayid noqta): la, fa déze, si, mi.
Augmenté de 3 degrés (muthallith): do,la,ré,sol
- et augmenté d’un ton par rapport au muthallith: ré,si,mi,la

Les ouds sharqi classiques et les ouds andalous possèdent un chevalet fixe et collé. Seul le modèle « irakien » fait ici exception :
il a un chevalet flottant. Son nom provient de son inventeur, le fabriquant irakien de oud Mohamed Fadel.

Rosace
Le oud sharqi (luth oriental) a la plupart du temps une grand Rosace et deux petites de forme circulaire ou ovoïde. Le oud arbi a lui une grande o et deux ouïes circulaires de moyenne grandeur.

La rosette de la kuitra est spécifique et représente presque toujours une vase fleuri qui représente l’arbre de la vie.

Les Diapason définissent les intervalles et micro-intervalles. La caisse de résonnance et toute la longueur de l’instrument influent la couleur sonore. Plus Diapason est petit, moins il y a de micro-intervalles (couleur sonore plus claire), plus Diapason est grand, plus il y a de micro-intervalles (couleur sonore plus foncée).

Les grandeurs de la caisse de résonnance respectives ne se différencient que par quelques centimètres. Cependant, lorsque l’on choisit son instrument, il faut tenir compte de sa propre grandeur et de la longueur de ses bras. Diapason courants pour les ouds sharqi :
- 58,5 cm. / usuel en Turquie et pour le oud irakien.
- 60 cm. / usuel par ex. en Syrie et au Liban.


- 61,5 cm. / usuel en Égypte.- 61,5 cm. / usuel en Égypte.


La musique arabo-andalouse

La musique arabo-andalouse ( الطرب الأندلسي), aussi appelée al-ala ou al-andaloussi au Maroc, al moussiqa al andaloussia, gharnati, san'â, chaàbi, ou malouf en Algérie, malouf en Tunisie et en Libye est un genre musical profane, classique ou savant, du Maghreb,
distinct de la musique arabe classique pratiquée au Moyen-Orient
(ou Machrek) et en Égypte.

Abou El Hassan Ali Ben Nafiq, connu également sous le nom de Ziriab,
créa au 8e siècle les bases des noubat, composées de formes poétiques tels le muwashshah ou le zadjal (qui furent l'une des sources des Cantigas de Santa Maria du roi Alphonse X de Castille, du flamenco et des troubadours). Cette musique aura également une influence sur la musique occidentale contemporaine, notamment sur les œuvres de
Camille Saint-Saëns suite à ses contacts avec des musiciens Algériens,
tel Mohamed Sfindja.

La musique arabo-andalouse développée en Espagne s'est propagée en formant trois grandes écoles dont se réclameront les centres culturels du Maghreb :
Grenadeà Tlemcen et Oran, Nedroma en Algérie - Rabat et Salé, Oujda, Tanger, Tétouan , Safi au Maroc
Cordoue et Valence à Alger, Béjaïa, Cherchell , Blida et Koléa en Algérie - Fès et Meknès au Maroc
Séville Constantine et Annaba en Algérie - Tripoli en Libye - Kairouan et Testour en Tunisie, La nouba se distingue de la wasla et de la qasida arabes tant par ses modes que par ses formes.

École algérienne :
Il y a 16 noubat (dont 4 inachevées): Al-dhîl – Mjenba - Al-hussayn -
Raml Al-mâya - Ramal - Ghrîb - Zîdân - Rasd - Mazmûm - Sîkâ - Rasd Al-Dhîl – Mâya (Ghribet Hassine – Araq – Djarka – Mûal).
Les formes poétiques qui existent encore sont :Muwashshah - Zadjal - Msaddar- Shugl (poème chanté populaire)- Barwal (pratiqué à Constantine) - Melhoun- El Wahrani (variante oranaise du Melhoun)

École libyenne :
Les noubat sont composées de huit parties : deux Msaddar - deux Mûrakaz - deux Barwal - Khafîf - Khatm. Elles sont composées d'un même rythme dont le nom diffère selon la rapidité du mouvement musical.

École marocaine :
La nouba marocaine est une suite de chants déclinés sur 26 modes (tab') diatoniques différents (n'usant pas de micro-intervalles, sauf dans les mawwâl récents), dont 4 principaux (Mâya - Al-dhîl - Mazmûm - Zîdân). Les 11 noubat sont longues : Raml al-mâya - Isbahân - Al-mâya - Rasd al-dhîl - Al-istihlâl - Rasd - Gharîbat al-husayn - Al-hijâz al-kabîr - Al-hijâz al-mashriqî - ‘Irâq ‘ajam - ‘Ushshâq. Elles sont composées chacune de cinq parties ou rythmes différents (mizan) : Basît (dont les ouvertures : mshâliya et bughya) - Qâ’im wa-nisf - Btâyhî - Dârij - Quddâm. Les formes poétiques sont les suivantes : Muwashshah - Zajal - Shugl -Barwal.

École tunisienne :
Compilée au XVIIIe siècle par Rachid Bey, elle fut consolidée au XXe siècle par la Rachidia. Les modes sont basés sur certains micro-intervalles ottomans. Les 13 noubat : Dhîl - ‘Irâq - Sîkâ - Hsîn - Rast - Raml al-mâya - Nawâ - Asba‘ayn - Rast al-dhîl - Ramal - Isbahân - Mazmûm - Mâya . Elles sont composées de 9 mouvements (qut'a,jiz) basés sur 9 rythmes (iqa) : Ishtiftâh ou Bashraf samâ'î ou Tshambar - Msaddar - Abyât - Btâyhî - Barwal - Darj - Tûshiyâ - Khafîf - Khatm. Les formes poétiques : Nashîd - Istihlâl - ‘Amal - Muharrak - Muwashshah - Zajal - Barwal - Shugl.

Instruments de musique
Les instruments utilisés dans un ensemble typique de musique arabo-andalouse (takht) sont :

le riqq ou le tar : le tambourin arabe qui est l’instrument maître de l’ensemble car c’est lui qui donne le rythme de base
les naqarat : petites timbales frappées aux baguettes
la darbouka : tambour en calice, en bois d’olivier ou en poterie, couvert d’une peau de chèvre ou de poisson.
l’oud arbi et la kouitra : l'ancêtre du luth
le rebec ou le rabâb : la vièle arabe remplacée parfois par le violon aujourd'hui
le nay : flûte en roseau à embouchure libre, à six ou sept trous
le qanûn ou kanoun : cithare aux nombreuses cordes, jouée avec des onglets aux doigts.

Andalusische Ouds

Kuitra

le nom le nom en allemand, nous trouvons la dénomination Qitara ou Kwetra . Le dictionnaire Grove reconnaît différentes orthographes anglophones : quwaytara , kuwaitara , kūwaytara, kuwīthra , kuwitra , kwītra

La notice sur la QITARA décrit sur "la collection des vielles Instrument de Musique de l’école supérieure de Musique de Berlin en 1922" 2412. QITARA. Kurzhalslaute mit querriegel und Pickelhaubenförmigen flanckenwirbel; neun späne aus Rotbuche mit Fischbeinadern; in der aufgepflasterten Zedernholzdecke eine große Rose von der Form des Spielkartenzeichen Pique; der Tannenhals bundlos und der Wirbelkasten stumofwinklig abgeknickt; dieWirbel selbst haben Pickelhaubenform. Rohe Arbeit. H(85) 45, B30,5, T15cm (Arabisches N.W Afrika).

D’après mes recherches sur les kuitra qui ont existé avant le 18e siècle, ils existe trois type de kuitra : loctave avec la plus petite table entre 20,3 cm et 21,2cm, septime la moyenne entre 27,5cm et 32cm et la sixt entre 36,6cm et 43cm.

Rosette
On peut noter la forme élaborée de la rose de la kuitra, qui est qualifiée de « dessin hispano-mauresque presque toujours en forme de vase fleuri » par Rouanet ; de fleur ou également d’arbre de vie. On pourrait se demander si elle a un rapport symbolique avec ce croquis schématisant une arborescence des différentes gammes modales arabes, en lien avec les quatre humeurs chez l’individu (voir la Fig. 1 : Épître musical, Bibliothèque nationale de Tunis). Ce type de dessin est présent également dans Les Institutions harmoniques de Zarlino, publié à Venise en 1558 pour décrire les relations entre les gammes (Fig. 11).
Fig. 1. Croquis paru dans G. Zarlino, Le Istitutioni harmoniche appresso Francesco Senese, 1562, p. 11, ouvrage conservé à la Bibliothèque universitaire de Strasbourg. (Illustration libre de droits).
Fig. 12. Schéma des liens entre les différentes gammes musicales arabes et les quatre humeurs, paru dans le manuscrit de l’Épître musical, conservé a la Bibliothèque nationale de Tunisie (Illustration libre de droits.)


Les chevalets ont des dessins de trois types :
en cornes descendantes, en forme de serpent, ou en cornes de taureau. Jules Rouanet signale un autre type, plus nettement en forme de moustaches.

accord de la kuitra
La kuitra a huit cordes, accordées deux par deux à l’unisson, et elle est pincée à l’aide d’un plectre constitué d’une plume d’aigle dont le bec, tenu par la main droite entre le pouce et l’index, met en vibration les cordes. Seulement trois doigts de la main gauche sont utilisés pour appuyer les cordes sur la touche sans frettes, et le majeur n’est pas souvent sollicité : uniquement pour les tierces. L’accord de la kuitra est variable, dépendant du mode selon lequel le morceau est joué. L’accord est embrassé,
c’est-à-dire que la succession des cordes ne suit pas la succession ascendante des notes : les intervalles de l’accord comportent successivement une sixte ascendante, par exemple (IV : sol – III : mi), une quinte en dessous, et enfin une quarte ascendante :
(II : la - I : ré) commençant un ton plus haut.(II : la - I : ré) commençant un ton plus haut. On peut citer également l’accord montant do-la pour les cordes IV et III, puis ré-sol pour les cordes II et I, le ré commençant un ton au-dessus du premier do (plutot utilisé dans le Malouf).